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Traversée de la France à vélo, 1000km pour protéger l'enfance.

Photo du rédacteur: Arnaud MACHADO
Arnaud MACHADO
il y a 10 heures
6 min de lecture


Un sacré challenge : parcourir près de 1000 km en 6 jours pour rallier Sciez sur Léman à Lorient.


Six jours. Près de huit heures par jour sur un vélo. Des centaines de kilomètres sur les routes de France, des jambes qui brûlent, des moments de doute, mais aussi une immense sensation de liberté.

De Sciez, au bord du Léman, jusqu’à Lorient, en Bretagne, j’ai choisi de traverser la France à vélo pour relever un défi sportif, mais surtout pour donner du sens à chaque coup de pédale.

Cette traversée avait un objectif qui me tenait particulièrement à cœur : récolter des dons au profit de l’association L’Enfant Bleu, qui œuvre pour aider et protéger les enfants victimes de maltraitance.

Ainsi, derrière chaque kilomètre parcouru, il y avait une motivation supplémentaire : pédaler pour moi, bien sûr, mais aussi pédaler pour eux.



Du Léman à l’océan : retour sur une aventure hors du commun


Ce qui m’a donné envie de relever ce défi, c’est avant tout le dépassement de soi, une valeur qui me tient particulièrement à cœur. Mais il y avait aussi une autre motivation essentielle : rouler pour une bonne cause et donner du sens à chaque kilomètre parcouru.

Et puis, il y avait une dimension toute particulière à ce projet. L’association que j’ai créée il y a quelques années s’appelle « Du Léman à l’océan ». Depuis quelque temps déjà, j’avais cette idée en tête : relier le lac à l’océan, uniquement à la force des jambes, sans aucune énergie fossile. Ce défi était donc une belle manière de donner vie à cette idée.


Un corps qui s’adapte :

Il n’y a pas vraiment eu un moment que je retiendrais plus qu’un autre. Ce que j’ai surtout aimé, c’est observer l’adaptation de mon corps à l’effort.

Les premiers jours ont été difficiles. Puis, progressivement, le corps s’habitue, les sensations changent et l’effort devient plus naturel. J’ai trouvé ça assez incroyable de constater à quel point notre organisme est capable de s’adapter.


À l’inverse, ce que j’ai le moins apprécié, ce sont les passages dans les grandes villes, avec beaucoup de circulation. J’avais pas mal d’appréhension avant de les traverser et je ne savais pas vraiment comment cela allait se passer.


Le moment où j’ai commencé à y croire

Je ne me suis pas vraiment dit dès le départ : « Ça y est, je vais aller au bout. »

Je savais notamment que les premiers jours allaient être déterminants. J’avais en tête que le troisième jour serait un véritable point clé : soit le corps allait très bien encaisser l’effort et la suite deviendrait positive, soit le défi allait devenir beaucoup plus difficile.

Finalement, au fil des kilomètres, la confiance s’est installée. Et c’est seulement l’avant-dernier jour que je me suis vraiment dit : « Ça y est, ça peut le faire ! »

Il fallait évidemment rester vigilant jusqu’au bout, notamment pour éviter la chute, mais je savais alors que l’arrivée était à portée de roues.

Quelques souvenirs marquants

Le premier jour, malheureusement, a été marqué par une chute au sein du groupe de copains qui m’accompagnait. Une personne s’est cassé le fémur et nous avons dû appeler les pompiers. Ce n’est évidemment pas le genre de souvenir que l’on aimerait garder d’un défi comme celui-ci, mais cela fait aussi partie de l’aventure.


Le deuxième jour, j’ai eu une rencontre assez amusante avec un automobiliste. Il m’a hurlé dessus parce que je n’étais pas sur une piste cyclable. Au stop suivant, je l’ai finalement rejoint et je lui ai expliqué que traverser la France en restant uniquement sur les pistes cyclables était plutôt compliqué ! Je lui ai également parlé du projet et de la cause que je défendais. Il s’est finalement montré très sympathique… et s’est même excusé. Comme quoi, une rencontre qui commence mal peut parfois très bien finir !


Le troisième jour, j’ai suivi le Berry pendant une trentaine de kilomètres. En chemin, j’ai rencontré une personne à vélo qui a décidé de rouler avec moi pendant environ une heure. C’était un beau moment de partage et cela m’a aussi permis de souffler un peu. Sur un défi comme celui-ci, ces petites rencontres font énormément de bien.


Et puis il y a eu cette rencontre avec un prêtre, lors de mon arrivée sur la place de la cathédrale de Vierzon, il nous a abordé intrigué par le camion qui m'attendait pour la fin de mon étape.

Il nous a questionné sur le projet et nous avons beaucoup échangé avec lui, il nous a remercié pour le soutien que nous apportions à l'association L'Enfant Bleu et nous a décris quelques cas de maltraitance infantile dont il avait eu vent, c'était sordide, j'en tairais les détails mais cela a encore plus renforcé ma conviction que ce pourquoi je pédalais avait un sens.


Le cinquième jour, je suis passé tout près de la catastrophe… énergétique !  J’avais beaucoup consommé de batterie en écoutant des podcasts et en utilisant le GPS sur mon iPhone. Résultat : il ne me restait plus que 2 % de batterie, alors qu’il me restait encore beaucoup de kilomètres à parcourir. Une petite frayeur qui m’a rappelé qu’il fallait aussi penser à gérer son énergie… celle du vélo, mais aussi celle du téléphone !


Enfin, l’océan

Lorsque je suis finalement arrivé au bord de l’océan, j’ai ressenti une immense satisfaction.

La satisfaction d’avoir réussi ce défi, bien sûr, mais aussi celle d’avoir pu emmener L’Enfant Bleu avec moi tout au long de ces kilomètres et de donner un sens supplémentaire à cette aventure.

Cette arrivée m’a aussi fait réfléchir à ce dont notre corps est capable. Je me suis dit que le corps humain pouvait accomplir énormément de choses et que nous ne l’exploitions finalement que très peu. Il possède une incroyable capacité d’adaptation, et le mental joue également un rôle essentiel dans ce genre de défi.

Une aventure qui restera gravée

J’ai énormément aimé cette aventure.


Et finalement, ce que j’ai trouvé le plus difficile, ce n’est pas forcément le défi lui-même, mais plutôt toute la préparation en amont : organiser, anticiper, préparer le matériel, les différentes étapes et toutes les petites choses auxquelles il faut penser avant de partir.

Avec le recul, je me rends aussi compte que les entraînements dans les montagnes, avec beaucoup de dénivelé positif, ont vraiment payé. Tout ce travail en amont m’a permis d’aborder les kilomètres et les difficultés avec davantage de sérénité.


Alors, un immense merci à toutes les personnes qui ont contribué à cette aventure.

Un merci particulier à Christophe Pons gérant du magasin Mondovélo / Sport 2000 pour son soutient pour le vélo. Merci à Sandy Tourondel pour les lunettes qui m'ont vraiment apporté une valeur ajoutée sur ce périple.

Merci à celles et ceux qui m’ont accompagné sur la route, encouragé, aidé dans les moments difficiles.

Merci à tous les donateurs et à toutes les personnes qui ont soutenu le projet.

Et surtout, merci à toutes celles et ceux qui ont permis que ce défi dépasse le simple fait de traverser la France à vélo : chaque kilomètre parcouru avait un sens.

Du Léman à l’océan, à la force des jambes… et avec beaucoup de cœur.



Mon objectif pour les mois qui viennent,

Après avoir accompli la traversée de la France, mon souhait est aujourd’hui de poursuivre mon engagement aux côtés de L’Enfant Bleu en affichant leur message sur les voiles de mon futur bateau, à l’horizon 2027. Cette nouvelle aventure sera l’occasion de continuer à mettre en lumière leur combat et de sensibiliser le plus grand nombre à leur cause. Pour concrétiser ce projet et atteindre mes objectifs pour l’année prochaine, je suis actuellement à la recherche de sponsors et de partenaires qui souhaiteraient m’accompagner dans cette aventure et contribuer à lui donner encore plus de sens.



Du 9 au 11 octobre le National Figaro se tiendra à Lorient, 28 équipages s'élanceront pour s'affronter pendant 3 jours. J'aurai le plaisir de me frotter aux marins les plus aguérris du circuit Figaro.



crédit photo : Audrey Mottet

NOTRE PARTENAIRE PRINCIPAL Vivez votre rêve et devenir un(e) propriétaire ou locataire d'un bateau ! Une société de vente et entretien de bateaux sur le lac Léman depuis 2005.
NOTRE PARTENAIRE PRINCIPAL Vivez votre rêve et devenir un(e) propriétaire ou locataire d'un bateau ! Une société de vente et entretien de bateaux sur le lac Léman depuis 2005.

VILLE DE SCIEZ Arnaud vient de Sciez, une ville française du département de la Haute-Savoie dans la région d'Auvergne-Rhône-Alpes, Sciez compte 5 738 habitants appelés les Sciezois.
VILLE DE SCIEZ Arnaud vient de Sciez, une ville française du département de la Haute-Savoie dans la région d'Auvergne-Rhône-Alpes, Sciez compte 5 738 habitants appelés les Sciezois.






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Le Club Nautique d'Arnaud Plaisir, Découverte, Convivialité, Sensation, Performance… Située dans un espace naturel préservé en Haute-Savoie, sur les rives Françaises du Léman. La Base Nautique de Sciez vous propose des différents types d’enseignements selon votre âge, votre niveau et le type de pratique nautique..
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L'association dont Arnaud est le parrain  :                  Depuis 1989, professionnels et bénévoles de l’association L’Enfant Bleu se mobilisent contre les maltraitances physiques, sexuelles et psychologiques dans l’enfance.
L'association dont Arnaud est le parrain : Depuis 1989, professionnels et bénévoles de l’association L’Enfant Bleu se mobilisent contre les maltraitances physiques, sexuelles et psychologiques dans l’enfance.







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